La réponse d’Ariane Laude, Directrice de campagne Demain Toulouse
1- Comment souhaitez-vous promouvoir l’usage du vélo dans l’aire urbaine au-delà des aménagements de voirie ?
Au delà des aménagements de voirie, nous prévoyons les éléments suivants pour favoriser l’usage du vélo :
– Services & intermodalité : nous triplerons les stationnements vélo, en particulier proches d’arrêts de transports pour en mettre à proximité de tous·tes.
– Nous mettrons en place des bornes de services vélo en libre accès dans la ville (pompe à air, outils de réparation de 1er secours, etc.)
– Nous favoriserons la création des Maisons de la mobilité dans les villes autour de Toulouse, solutions publiques de ventes, locations et réparations de vélos
– Le dispositif VélôToulouse sera étendu à travers toute la métropole sans injonction de rentabilité.
– Le Plan de circulation sera revu pour libérer l’espace REV, et une meilleure accessibilité aux gares sera garantie afin de favoriser le train /vélo.
2- Quelles sont les trois innovations majeures de votre programme en matière de promotion de l’usage de la bicyclette ou de la culture vélo dans l’ère urbaine et quelle place la Maison du vélo et les associations oeuvrant dans le même domaine y occuperont-elles ?
Nous soutiendrons les associations proposant des cours de vélo et des initiations vélo à destination des publics encore éloignés de la pratique. Par exemple la part modale du vélo est beaucoup plus basse chez les femmes que chez les hommes, nous pensons qu’il s’agit de quelque chose qui peut être corrigé grâce à des ateliers et des initiations pour redonner confiance.
Nous soutiendrons et encouragerons fortement les initiatives de type bicibus, pour emmener les enfants de manière sécurisé à l’école et en groupe. Ce qui permet également de pratiquer le vélo dans l’espace public dès le plus jeune age et prendre confiance.
Nous réfléchirons et mettrons à l’étude les possibilité de location de vélo type vélo cargo, tandem, vélo avec transports d’enfants que ce soit par les associations ou en lien avec le service Vélo Toulouse pour permettre des usages multiples du vélo (transports à plusieurs, transports d’enfants, transports charges volumineuses).
Nous pensons qu’une politique volontariste s’appuyant sur le réseau d’association existant doit permettre à la culture vélo de s’étendre, et de lever certains freins psychologiques et d’habitudes auprès de la population.
Bien entendu ces politiques seront forcément couplées d’un réaménagement ambitieux de la voirie que vous pouvez consulter sur notre programme.
3- La Maison du vélo a besoin d’aménager et d’étendre sa capacité d’accueil des publics (aménagements des locaux Boulevard de Genève et Boulevard Bonrepos), soutiendrez-vous cette démarche au cours du prochain mandat ?
Oui nous voulons soutenir la Maison du Vélo et les associations de service vélo généralement.
4- La pression a été forte ces dernières années sur les financements des associations toulousaines, concernant le secteur des services vélo pensez-vous annuler ou réduire ces budgets, les sanctuariser en euros courants, les indexer sur l’inflation ou les augmenter et le cas échéant dans quelle proportion ?
Nous voulons mettre fin à l’austérité budgétaire pour les associations, donc pour les associations qui ont connu des coupures budgétaires revenir sur ces coupures. Et pour les autres sanctuariser un budget indexé sur l’inflation a minima. Ensuite, en fonction des besoins et des discussions, et du développement de certaines structures, des hausses seront envisageables.
5- Quelle place comptez-vous prendre dans la gouvernance des associations partenaires des politiques de développement des modes doux de transport au cours du prochain mandat municipal ?
Nous mettrons fin au modèle où la stratégie des mobilités est décidée d’en haut, projet par projet. Nous créerons une Convention Citoyenne Métropolitaine des Mobilités qui aura un pouvoir réel et un mandat clair : partager la voirie entre piétons, cyclistes, transports en commun et voitures, définir les zones piétonnes et le réseau vélo. Elle permettra d’établir les règles de partage de l’espace public, les critères d’investissement, les objectifs modaux en priorité et en fonction des usages réels de la population.
Des coopératives de quartier permettront sa mise en œuvre : elles délibéreront sur les tracés, les phases-test, les horaires, les arbitrages de terrain, et ils prioriseront les “ruptures urbaines” à traiter en premier.