Liste "Protégeons l'avenir de Toulouse" - Jean-Luc Moudenc
Liste "Demain Toulouse" - François Piquemal

La réponse d’Ariane Laude, Directrice de campagne Demain Toulouse

1- Comment souhaitez-vous promouvoir l’usage du vélo dans l’aire urbaine au-delà des aménagements de voirie ?

Au delà des aménagements de voirie, nous prévoyons les éléments suivants pour favoriser l’usage du vélo :

– Services & intermodalité : nous triplerons les stationnements vélo, en particulier proches d’arrêts de transports pour en mettre à proximité de tous·tes.

– Nous mettrons en place des bornes de services vélo en libre accès dans la ville (pompe à air, outils de réparation de 1er secours, etc.)

– Nous favoriserons la création des Maisons de la mobilité dans les villes autour de Toulouse, solutions publiques de ventes, locations et réparations de vélos

– Le dispositif VélôToulouse sera étendu à travers toute la métropole sans injonction de rentabilité.

– Le Plan de circulation sera revu pour libérer l’espace REV, et une meilleure accessibilité aux gares sera garantie afin de favoriser le train /vélo.

2- Quelles sont les trois innovations majeures de votre programme en matière de promotion de l’usage de la bicyclette ou de la culture vélo dans l’ère urbaine et quelle place la Maison du vélo et les associations oeuvrant dans le même domaine y occuperont-elles ?

Nous soutiendrons les associations proposant des cours de vélo et des initiations vélo à destination des publics encore éloignés de la pratique. Par exemple la part modale du vélo est beaucoup plus basse chez les femmes que chez les hommes, nous pensons qu’il s’agit de quelque chose qui peut être corrigé grâce à des ateliers et des initiations pour redonner confiance.

Nous soutiendrons et encouragerons fortement les initiatives de type bicibus, pour emmener les enfants de manière sécurisé à l’école et en groupe. Ce qui permet également de pratiquer le vélo dans l’espace public dès le plus jeune age et prendre confiance.

Nous réfléchirons et mettrons à l’étude les possibilité de location de vélo type vélo cargo, tandem, vélo avec transports d’enfants que ce soit par les associations ou en lien avec le service Vélo Toulouse pour permettre des usages multiples du vélo (transports à plusieurs, transports d’enfants, transports charges volumineuses).

Nous pensons qu’une politique volontariste s’appuyant sur le réseau d’association existant doit permettre à la culture vélo de s’étendre, et de lever certains freins psychologiques et d’habitudes auprès de la population.

Bien entendu ces politiques seront forcément couplées d’un réaménagement ambitieux de la voirie que vous pouvez consulter sur notre programme.

3- La Maison du vélo a besoin d’aménager et d’étendre sa capacité d’accueil des publics (aménagements des locaux Boulevard de Genève et Boulevard Bonrepos), soutiendrez-vous cette démarche au cours du prochain mandat ?

Oui nous voulons soutenir la Maison du Vélo et les associations de service vélo généralement.

4- La pression a été forte ces dernières années sur les financements des associations toulousaines, concernant le secteur des services vélo pensez-vous annuler ou réduire ces budgets, les sanctuariser en euros courants, les indexer sur l’inflation ou les augmenter et le cas échéant dans quelle proportion ?

Nous voulons mettre fin à l’austérité budgétaire pour les associations, donc pour les associations qui ont connu des coupures budgétaires revenir sur ces coupures. Et pour les autres sanctuariser un budget indexé sur l’inflation a minima. Ensuite, en fonction des besoins et des discussions, et du développement de certaines structures, des hausses seront envisageables.

5- Quelle place comptez-vous prendre dans la gouvernance des associations partenaires des politiques de développement des modes doux de transport au cours du prochain mandat municipal ?

Nous mettrons fin au modèle où la stratégie des mobilités est décidée d’en haut, projet par projet. Nous créerons une Convention Citoyenne Métropolitaine des Mobilités qui aura un pouvoir réel et un mandat clair : partager la voirie entre piétons, cyclistes, transports en commun et voitures, définir les zones piétonnes et le réseau vélo. Elle permettra d’établir les règles de partage de l’espace public, les critères d’investissement, les objectifs modaux en priorité et en fonction des usages réels de la population.

Des coopératives de quartier permettront sa mise en œuvre : elles délibéreront sur les tracés, les phases-test, les horaires, les arbitrages de terrain, et ils prioriseront les “ruptures urbaines” à traiter en premier.

Liste "La Gauche Unie pour Toulouse" - François Briançon
Liste "Nouvel Air" - Lambert Meilhac

La réponse de Lambert Meilhac :

1- Comment souhaitez-vous promouvoir l’usage du vélo dans l’aire urbaine au-delà des aménagements de voirie ?

Développer le savoir rouler à vélo, les programmes de remise en selle.
Audit sur l’efficacité du service vélo’Toulouse pour veiller à l’efficacité de la dépense publique : 1M€ de de moins dans vélo Toulouse, c’est près de 4 subventions « maison du vélo »! On pourrait alors :
 – avoir 5 maisons du vélo dans les 5 secteurs de la ville
 – ou augmenter la subvention de la maison du vélo pour développer principalement les activités non-marchandes (SRAV, remise en selle, ateliers d’autoréparation) et pour ne pas développer une activité marchande qui pourrait être perçue comme « concurrence déloyale » par les vélocistes?

2- Quelles sont les trois innovations majeures de votre programme en matière de promotion de l’usage de la bicyclette ou de la culture vélo dans l’ère urbaine et quelle place la Maison du vélo et les associations oeuvrant dans le même domaine y occuperont-elles ?

1ere innovation
Les pénétrantes (avenue de l’URSS, Grande-Bretagne, Muret, La Gloire,…) constituent un réseau d’une vingtaine d’axes représentant plusieurs dizaines de kms de voirie à l’intérieur du périphérique.

Nouvel Air propose de passer la plupart de ces pénétrantes à sens unique. Ainsi :
 – rapidement
 – avec peu de travaux
 – et peu d’argent public investi (inutile de dépenser des millions des milliards dans la mobilité : privilégions la culture, l’éducation, la souveraineté alimentaire,…!)

On récupère le second sens de circulation de ces pénétrantes pour les alternatives à la voiture :
1 – soit de la piste cyclable securisée (Les axes apparemment les plus évidents : La Gloire, partie nord de l’avenue de Muret, bd Wagner, bd de la Méditerranée pour éviter le pont canal)
2 – soit de la voie de bus en site propre pour que le bus ne subissent pas les bouchons … toujours ouverte aux vélos.

On ignore quelle sera la proportion de pénétrantes qui seront pour du bus en site propre ou de la piste cyclable sécurisée (70% bus – 30% vélo ?), mais l’objectif est clair : réduire le nombre de voitures en circulation/la congestion routière/l’exposition des cyclistes au flux motorisé…  et cette méthode peu couteuse peut être mise en place rapidement.

2e innovation : faire prendre conscience aux cyclistes rapides du quotidien qu’en roulant vite sur les digues et bords de canaux, ils font subir aux piétons la même gêne/danger que celle qu’ils subissent des voitures (le danger mortel en moins). Le bd Wagner, l’avenue de Muret, le bd de la Méditerranée permettront de réorienter les cyclistes rapides qui posent problème aux piétons de rouler ailleurs. Il ne s’agit pas d’interdire les vélos sur ces espaces : ceux qui roulent lentement, pour la balade, ont une attitude spontanément plus respectueuse des piétons et ne sont pas un problème pour ces derniers. La police municipale, redéployée à pied et à vélo sur ces espaces permettront de dissuader voire verbaliser les usages excessifs. Ainsi, les parents pourront à nouveau laisser leurs enfants déambuler sereinement… et enfin, les cyclistes seront mieux perçus et moins sujets à polémique.

Les associations promouvant le vélo à travers les ateliers d’autoréparation, de remise en selle, de savoir rouler à vélo jouent un rôle crucial pour que les cyclistes aient de meilleures attitude, pour leur sécurité comme pour la sérénité des autres modes.

3e innovation : Ce contexte va permettre l’essor des véhicules intermédiaires comme le Maillon Mobility dont la production doit rapidement décupler. Ce n’est pas qu’une question d’environnement, c’est aussi une question de souveraineté industrielle : 80% de composants du Maillon sont fabriqués en France, 60% en Occitanie.

3-  La Maison du vélo a besoin d’aménager et d’étendre sa capacité d’accueil des publics (aménagements des locaux Boulevard de Genève et Boulevard Bonrepos), soutiendrez-vous cette démarche au cours du prochain mandat.

Oui

4- La pression a été forte ces dernières années sur les financements des associations toulousaines, concernant le secteur des services vélo pensez-vous annuler ou réduire ces budgets, les sanctuariser en euros courants, les indexer sur l’inflation ou les augmenter et le cas échéant dans quelle proportion ?

Notre programme est construit sur la logique de dépenser peu dans la mobilité (aménagements) pour dépenser davantage dans ce qui compte vraiment : réduire de 20% les investissements dans les aménagements (la mobilité + les grands projets = 1 Md € sur le mandat qui se termine!) nous offre une marge de manoeuvre confortable. Nous avons de bonnes chances de pouvoir promettre un maintien voire une augmentation de la subvention.

5-      Quelle place comptez-vous prendre dans la gouvernance des associations partenaires des politiques de développement des modes doux de transport au cours du prochain mandat municipal ?
La juste place : celle qui permet en participant aux conseils d’administration :
5.1 – de se tenir informé de la santé des structures
5.2 – de jouer un rôle d’alerte
sans interférer dans leur fonctionnement et leur laissant l’autonomie qu’elle doivent garder.